Citations dans L’épopée de Gilgamesh

Où l’on discute des pratiques de citation dans l’un des plus anciens texte de l’humanité, et où on découvre tout le contexte des premières attributions dans le monde mésopotamien ancien.
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Author

Pascal Martinolli

Published

December 12, 2025

Billet en cours d’écriture

Depuis une dizaine d’années, je donne une formation « Citer ses sources » ouverte à tou.te.s à la Bibliothèque des lettres et sciences humaines de l’Université de Montréal. C’est l’une de mes formations préférées car cela parle de valeurs, de méthodes et surtout cela déconstruit le message traditionnel « il ne faut pas plagier » pour le remplacer par « pourquoi citer est existentiel pour la pensée humaine » (rien que ça). De plus, cela me permet d’exprimer pourquoi je pense que la citation est au coeur de nos métiers de la documentation et de l’information.

Si une personne qui assiste à la formation me demande à quand remonte la première citation, alors que pourrais-je lui répondre ? Pour répondre à cette question, j’ai commencé un voyage dans l’histoire de la citation au cours des âges. Je vais vous raconter ce voyage.

Où on débute par un petit bout d’information

Par où commencer lorsqu’on veut explorer les pratiques de citation ? On m’avait souvent dit que le plus ancien texte littéraire connu était L’Épopée de Gilgamesh et que les Mésopotamiens avaient inventé l’écriture. Alors, pourquoi ne pas commencer par là ? Ne connaissant pas grand-chose au sujet, j’ai fureté sur Internet et j’ai d’abord repéré un article particulièrement pédagogique de Szilvia Sövegjártó (notée Sz) 1. À partir de ce document et par « boule de neige2 », j’ai rassemblé un ensemble de sources tertiaires (entrées d’encyclopédies universtaires, Wikipédia, etc.), de sources secondaires (livres et articles sur le sujet) et mêmes des sources primaires (tablettes gravées, transcrites et parfois même traduite).

Voici une synthèse de ce que j’ai trouvé. Nous allons découvrir les premières traces de références dans :

  • les sceaux, premières marques de renvoi extra-textuel, associées aux notions de propriété d’un document et de protection personnelle ;

  • les tablettes contenant des listes d’inventaire d’autres tablettes de scribes, donc les premières références écrites à des oeuvres de l’histoire ;

  • le passage de cultures orales à des cultures écrites, avec les premières compilations de textes, avec la naissance de l’« auteur » et les premières attributions textuelles.

Introduction

Si les berceaux de l’humanité se trouvent en Afrique, alors les premiers bacs à sables de la vie sociale en groupes denses se trouvent probablement dans la région appelée le « Croissant fertile », c’est-à-dire la Mésopotamie vers -7000.

Cette région voit naître de nombreuses inventions sociales et technologiques : agriculture, irrigation, urbanisation, etc. Parmi celles-ci, nous nous attarderons sur deux innovations relevant des technologies cognitives qui vont profondément transformer l’évolution de l’humanité : les sceaux et l’écriture. C’est dans le sillage de ces deux inventions qu’apparaissent les premières traces d’attributions.

Les sceaux : premiers marquages

Les premiers sceaux de l’histoire apparaissent vers le VIIe millénaire av. J.-C. (entre l’an -7000 et -6001), au cours d’une période nommée HassunaQ et sur les sites archéologiques de BouqrasQ (en Syrie) et de Tell es-SawwanQ (en Irak).

D’abord sous la forme de tampons, puis plus tard sous la forme de sceaux-cylindresQ, ces outils permettent de sceller des denrées ou d’identifier la propriétés des biens en y apposant une « signature » avant de les entreposer dans un grenier commun. Souvent fabriqués à partir de pierres importées, ils sont parfois portés de manière ostentatoire afin de signaler le statut de leur propriétaire, et ils servent également d’amulettes de protectionDC.

Chaque sceau est constituée d’un ensemble de symboles qui sont sélectionnés et agencés pour représenter de manière abstraite une personne ou une institution. Ces caractéristiques vont se retrouver tout au long de l’histoire de la citation : une identité unique, nommée et matérialisée, inscrite dans un objet et signifiant un lien vers une entité externe à l’objet.

L’écriture : première fixation de l’information

Toujours en Mésopotamie, vers 3300 avant Jésus-Christ, des scribes sumériens se basent sur les caractères gravés sur les sceauxKnC pour inventer la technologie cognitive la plus connue de l’histoire humaine : l’écriture.

Elle semble apparaître pour répondre à un besoin comptables et administratif de contrôle de ressources. Elle permet de fixer des informations immatérielles, principalement des quantités associées à des biens matériels, sur des tablettes d’argile. Plus tard, elle est utilisée de manière littéraire.

Tablette + sceau = première référence de l’histoire

Pendant la période Uruk (-3500 à -3100), certaines tablettes d’écritures reçoivent la marque de sceaux-cylindres. Je considère que ce sont les premières références documentaires de l’histoire de l’écriture. En effet, en combinant ces deux technologies, nous avons désormais une information riche, encodée sur une tablette d’argile, associée avec une autre information qui, comme nous l’avons mentionné précédemment, fait une référence à une entité nommée qui existe en dehors du document.

Outre le marquage de la propriété, les sceaux sur les tablettes servent aussi de signatures pour des contrats, pour des traités et plus tard pour des lettres de correspondance (très rare dans l’époque archaïque ou akkadienne, plus courant en pour la 3e dynastie d’Ur).

At this period administrative documents such as receipts were generally sealed by the recipient, texts dealing with workers at Umma were sealed by an official, as were bullae and tablet-shaped labels, and letters were sealed by the sender. Legal texts include sales — generally sealed by the seller, loans — mostly sealed by the borrower, gifts — by the donor, and a few hire documents. DC113

Il est également intéressant de noter que ces sceaux sont perçus comme des amulettes de protection magique, étendant la protection de la propriété à celle de la personne (contre les fausses couches, la magie noire, le démon de la maladie, etc.). DC118

Les listes : premiers textes avec référence à d’autres textes

Listes de textes

Vers 2500 av. J.-C., un nouveau genre littéraire dérivé des pratiques comptables apparaît : la liste. Il en existe de toutes sortes : listes de rois, listes de lieux, listes d’animaux, etc.

Une liste très ancienne le catalogue de Nibru de Ur III (N1)Q date de -2100 à -2000. Il s’agit d’une liste d’entrées qui représentent des noms, des oeuvres et des objets que le scribe enregistre. Ce type de document, commun dans la tradition scribale, pourrait être considéré comme le premier document de l’histoire qui mentionne un autre document, voire plusieurs autres documents listés de manière ordonnée. Une sorte d’ancêtre des catalogue et ou des bases de données actuelles.

Tablette HS1360 via Wikimedia Commons CC BY 4.0

Dans ces listes, les oeuvres sont listées grâce à leurs incipits, c’est à direleurs premiers paragraphes. En effet, c’est une période où les documents n’ont pas encore de titre et l’incipit est utilisé comme clé de référence pour pointer vers un document. C’est l’ancêtre des citations abrégées (auteur-date par exemple) et des bibliographies.

Ce n’est évidemment pas l’idéal car plusieurs oeuvres peuvent commencer de la même manière. Ces références sont facilement discernables avec la translitération du catalogue de Nibru (N2) datant de la période babylonienne ancienneQ.

Listes de sagesses

Certaines listes commencent à devenir sémantiquement plus complexes et leurs références aussi. Par exemple, les Instructions de ShuruppakQ sont une liste de sagesses, c’est-à-dire des conseils spirituels et moraux.

You should not curse strongly: it rebounds on you.

You should not pass judgment when you drink beer.

Ce serait le texte littéraire le plus ancien attribué à une personne. Ce texte, écrit en sumérien, est une compilation de proverbes anonymes courts d’origines diverses et assemblés par des scribes. Ces derniers font débuter le texte par une référence nommée au chef de famille qui donne crédit au texte.

Les références à des personnes d’autorité sont nommées et ordonnées comme pour les listes de rois. Cela traduit probablement une aspiration à une dimension historique car nous avons le nom de l’auteur, celui de son père et celui de son fils. De plus, cette figure de style se rapproche de ce que l’on trouve dans les listes des rois. De plus, elles sont aussi suivies par des intentions de citation. Dans le cas de ce texte, c’est pour insister sur le fait qu’il faut absolument suivre ces instructions. En effet, cette injonction est répétée cinq fois au début du texte, puis cinq fois au milieu du texte et encore cinq fois après selon la même formule.

De l’oralité à la textualité

Par la suite, d’autres listes d’instructions se sont développées. Selon les intentions éditoriales des scribes, elles étaient attribuées à des fermiers, à des dirigeants, à des figures légendaires, etc. Par exemple, lorsqu’elles étaient attribuées à un fermier (par exemple Farmer’s InstructionsQ), c’était dans le but d’exprimer une sagesse populaire commune. Tandis que si elles étaient attribuées à un dieu alors les proverbes avaient un rôle normatif dans la société (par exemple Instructions of Ur-NinurtaQ).Sz

Pas d’autorialité rigoureuse

Même dans la société babylonienne ancienne, l’autorialité n’était pas un enjeu. L’identification des auteurs n’était pas spécialement recherchée. Probablement parce que les textes étaient recopiés ou remémorés par des copistes qui faisaient parfois des modifications par rapport à l’original et donc participaient et se fondaient dans la chaîne de production du savoir. Dans ce contexte « La quête d’auteurs uniques et originaux ne faisaient pas trop de sens [ma trad.]» BL

En fait, tous les auteurs réels ou originaux de chacun des proverbes sont perdus, ainsi que les scribes compilateurs. Même si elle a développé l’écrit, la culture scribale des sociétés sumériennes et akkadiennes se basait d’abord sur la transmission orale du savoir. La copie des documents est venue plus tard et progressivement. La copie était anonyme et elle primait sur l’originalité. Ce n’est que vers -2000 que les scribes mentionnent parfois leurs noms dans le colophon3 des textes. Et encore, c’est probablement plus une mention de propriété que d’autorialité car ils ne précisent pas leurs rôles de copistes ou d’éditeurs VdM. Probablement pour donner un peu d’ordre au chaos des textes, les scribes ont donné des attributions occasionnelles à des figures légendaires ou historiques4.Sz + FBR

Enheduana l’exceptionnelle

Pour cette période, la prêtresse et princesse EnheduanaQ fait exception car plusieurs textes sumériens (par exemple le Kesh Temple HymnQ) lui sont attribués en tant que première et exclusive autrice de l’histoireH&S.

Je n’ai pas trouvé de documents anciens qui citent explicitement une des oeuvres de Enheduana. Par contre, pendant la première dynastie de Babylone (-1880 à -1595), le Kesh Temple Hymn est intégré au programme de formation des scribes dans un ensemble de dix textes nommés The DecadQ. On peut énoncé ainsi qu’une forme préliminaire de citation ou de mention à une oeuvre en tant que tel (et non à un document d’inventaire) ait été l’incorporation dans un canon officiel de textes.

Naissance de l’auteur attribué

Selon Van der ToornVdT, il y a trois types d’autorialité : l’autorialité honorifique, où l’auteur attribue le texte au commanditaire ou au mécenne de l’oeuvre; la pseudoepigraphie, où l’auteur attribue le texte à une figure notable du passé pour donner plus de crédit au texte; et l’autorialité attribuée.

Szilvia SövegjártóSz suggère que l’autorialité a débuté sous la forme d’autorité honorifique avant de se déplacer vers une reconnaissance des accomplissements individuels d’un auteur. Attribuer l’autorialité à un dirigeant a une certaine logique puisque cela ancre le texte dans le temps et l’espace de manière certaine, et il reconnaît la participation du dirigeant dans la commande de l’oeuvre et de son exécution. C’est seulement vers le premier millénaire avant J.-C. que l’idée d’attribution des textes littéraires devrait être faite aux savants et non pas aux dirigeants ou aux personnages historiques5. L’attribution à un auteur (attributed authorship) serait née dans la période Babylonienne ancienne du besoin de fixer dans le temps et l’espace une sélection de textes littéraires sumériens et de leur donner du contexte. De plus, à cette époque la production de documents s’étend à la sphère privée.

Steineck et SchwermannSnS discutent de la place de l’auteur, de sa construction, de son attribution. D’une manière plus générale, il semble que l’attribution à une personne savante de plus en plus proche de la production du texte soit associée à l’apparition de notion d’individualité dans la société. La valeur de ce travail savant se trouvait dans son originalité, ou dans sa médiation par sélection, traduction, compilation par contextualisation.

L’épopée de Gilgamesh

Pour avoir les références textuelles les plus riches, il faut attendre l’affirmation de la forme littéraire du récit. En effet, les mentions, les références et les citations se multiplient et se complexifient avec le texte en récit. Il est possible que la structure intrinsèque du récit en plusieurs niveaux ou selon différents points de vue semble offre un terrain particulièrement propice au jeu des références, des renvois et des échos textuels.

Datant d’environ 2100 avant J.-C., L’Épopée de GilgameshQ est l’un des plus récits littéraires les plus anciens et les plus connus. Elle provient de la littérature sumérienne et a été écrite en akkadien sur des tablettes d’argile vers 1700–1600 av. J.-C. Cette épopée suit les aventures du roi Gilgamesh d’Uruk, un héros surhumain et un homme confronté à sa propre mortalité.

Au début, le roi est décrit en ces termes :

He saw the Secret, discovered the Hidden,
he brought information of (the time) before the Flood. […]

Cette introduction fait référence à un ensemble d’informations existantes, un corpus que le roi et le narrateur est allé chercher dans le passé pour le ramener dans le présent.

Graver pour être cité

Quelques lignes plus loin on retrouve cette phrase :

He carved on a stone stela all of his toils [Tablette 1Q]

Le Code de Hammurabi, un texte de loi gravé dans la pierre, exposé publiquement et datant de la même période a les mêmes modalités. Il est conçu comme une référence accessible pouvant d’être recopiée, invoquée, mentionnée ou citée. Une sorte d’étalon métrique pour le monde social.

Ce passage souligne l’importance pour les Mésopotamiens de fixer un texte sur une pierre publique pour lui conférer non seulement valeur, pérennité et autorité mais aussi pour permettre que des informations futures puissent se baser sur elle.

Mise en abîme de l’audience

Le récit de L’Épopée joue avec cette fixation matérielle en mettant en scène sa propre lecture sous la forme d’une auto-référence littéraire :

Find the copper tablet box,
open the … of its lock of bronze,
undo the fastening of its secret opening.
Take and read out from the lapis lazuli tablet
how Gilgamesh went through every hardship.
[Tablette 1Q]

Ce mécanisme littéraire puissant montre que le texte est capable de se référencer lui-même et de s’adresser directement à son lecteur en l’absorbant dans le récit.

Mentions lacunaires d’épisodes connus

L’épopée de Gilgamesh apparaît comme une condensation de récits textuels et oraux antérieurs, souvent évoqués sans être pleinement développés. Ces allusions laissent entendre que l’audience connaît déjà ces épisodes et qu’une simple mention suffit à les convoquer. Ainsi, certains récits détaillant les relations entre dieux et humains ne sont pas explicitement inclus. On pourrait définir ces ellipses comme des références implicites qui renvoient à une mythologie partagée.

Inclusion d’un récit plus ancien dans le récit actuel

Parfois l’inclusion d’un récit antérieur est directe et explicite. Par exemple, la narration de l’épisode du Déluge (Tablette XIQ) par Utnapishtim est un récit antérieur enchâssé au sein de L’épopée de Gilgamesh.

Le récit du Déluge a une fonction importante car il référence et explique une catastrophe fondatrice du passé. De plus, il est une mise en abîme littéraire en invitant à une réflexion sur la survie. Si l’homme ne peut être immortel, son histoire racontée oralement ou fixée dans un texte, elle, peut l’être. On retrouve cette sublimation de la peur de la mort par le récit glorieux dans d’autres cultures comme celle de Grèce antique par exemple.

Un récit synthétique

L’ensemble de ces procédés de référence montre que L’Épopée de Gilgamesh fonctionne comme une tentative de fixation sélective d’un répertoire beaucoup plus vaste. Dans le contexte d’une culture largement orale qui teste des formes de stabilisation textuelle, elle présuppose une audience informée et dotée d’une mémoire culturelle communee. Ces différentes formes de références, incorporées dans un récit synthétique, sont des portes vers la culture mésopotamienne. Certaines portes nous sont invisibles et certaines sont fermées car nous sommes trop distant de ce passé et nous en avons perdu les clés.

À cet égard, elle peut être rapprochée des récits homériques qui évoquent des mythes sans les développer, ou encore de textes médiévaux faisant référence à la Bible ou aux légendes sans les expliciter entièrement.

Ailleurs et avant

Dans l’Amérique centrale pré-colombienne, les sceaux tampons et les sceaux à rouler (sello) ont existé probablement dès -1500Q. Dans la Chine ancienne, les plus anciens sceaux tampons dateraient de la dynastie Shang (-1600 à -1046)Q.

Cependant, en étudiant les premières traces de références dans les civilisations naissantes, nous repérerons une absence, ou plutôt une présence sans trace explicite : ces références existent avant l’écriture. Elles font déjà partie de la vie sociale humaine. Elles habitent nos processus mentaux depuis longtemps. Elles vivent en nous.

Tout d’abord, il y a l’immense domaine des cultures orales de ces époques anciennes qui nous est très difficilement accessible. J’y reviendrai dans un prochain billet car c’est une question assez vaste.

De plus, de manière plus « matérielle », des objets spéciaux qui étaient arborés ou possédés ont probablement précédé les sceaux dans l’histoire de l’attribution. En effet, il est possible que ces objets avaient une fonction référentielle qui s’ajoutaient à ses fonctions utilitaires.

Les marquages corporels pourraient faire parti de ces traces anciennes. Par exemple, les scarifications et les tatouages anciens peuvent renvoyer à une référence au-delà de l’aspect esthétique (rite de passage, d’appartenance, de possession, d’identité ou de statut social). En Egypte, on a retrouvé des statuettes portant des marques de scarifications datant de -5000Q et des tatouages datant au moins de -3000 Q.

Références

DC : Collon, Dominiques. First impressions : cylinder seals in the ancient Near East 1988 . https://archive.org/details/firstimpressions0000coll/page/6/mode/2up

BL : Lion, Brigitte, ’ Literacy and Gender’, in Karen Radner, and Eleanor Robson (eds), The Oxford Handbook of Cuneiform Culture. 2011. Oxford Academic. https://doi.org/10.1093/oxfordhb/9780199557301.013.0005.

Sz : Sövegjártó, Szilvia. 2022: Originators in the Old Babylonian Sumerian literary tradition. Hungarian Assyriological Review 3: 25–47. DOI: https://doi.org/10.52093/hara-202201-0. Assyriologie, libre accès, facile à lire.

SnS : Steineck, Raji C. et Schwermann, Christian. 2014: Introduction. In: Schwermann, Christian et Steineck, Raji C. (dir.): That Wonderful Composite Called Author: Authorship in East Asian Literatures from the Beginnings to the Seventeenth Century. (East Asian Comparative Literature and Culture 4) Leiden – Boston, 1–29. https://doi.org/10.1163/9789004279421_002. Littérature comparée, libre accès, facile à lire.

H&S : Halton, Charles et Saana Svärd, Women’s Writing of Ancient Mesopotamia : An Anthology of the Earliest Female Authors, Cambridge et New York, Cambridge University Press, 2018. https://doi.org/10.1017/9781107280328

KnC :  Kelley K, Cartolano M, Ferrara S. Seals and signs: tracing the origins of writing in ancient South-west Asia. Antiquity. 2025;99(403):64-82. https://doi.org/10.15184/aqy.2024.165

VdM : Van De Mieroop, M. 2016: Philosophy before the Greeks: The Pursuit of Truth in Ancient Babylonia. Princeton – Oxford. https://doi.org/10.1515/978140087411

Zhang, H. 2018: Authorship and Text-making in Early China. (Library of Sinology 2) Boston – Berlin. https://doi.org/10.1515/978150150513

FBR : Foster BR. Authorship in Cuneiform Literature. In: Berensmeyer I, Buelens G, Demoor M, eds. The Cambridge Handbook of Literary Authorship. Cambridge University Press; 2019:13-26. https://doi.org/10.1017/9781316717516.002

Éléments Wikidata

Passerelles vers les sources

Pour retracer les sources par « boule de neige », vous pouvez consulter les éléments Wikidata, marqués Q. Sur ces pages, vous pouvez dérouler le menu References de valeurs qui contiennent des sources, ou utiliser les liens comme work available at URL (P953), ou descendre au bas de la page et visiter les pages Wikipédia dans différents espaces linguistiques (fr, en, de, it, etc.).

Éléments améliorés

Dans le cadre de ce billet, de nombreux éléments Wikidata ont été créés ou améliorés :

  • Epic of Gilgamesh (Q8272)
  • Decad (Q5248677)
  • Kesh temple hymn (Q5195547)
  • Song of the hoe (Q7561191)
  • Hymn to Enlil (Q5956769)
  • Hymn to Shulgi (Q137454320)
  • Lipit-Estar A (Q137454335)
  • Enki’s Journey to Nippur (Q137454373)
  • Inana and Ebih (Q137454380)
  • Nungal A (Q137454404)
  • Gilgamesh and Huwawa (Q86724342)
  • Ur III catalogue from Nibru (N1) (Q137969092)
  • OB catalogue from Nibru (N2) (Q138013643)
  • Instructions of Shuruppak (Q3823132)
  • The Farmer’s Instructions (Q137438077)
  • Ziusudra (Q206754)
  • Shuruppak (Q138014416)
  • Ubara-Tutu (Q4468530)
  • Song of the hoe (Q7561191)
  • Lipit-Estar A (Q137454335)
  • Šulgi A (Q138013667)
  • Lipit-Ishtar (Q1076870)
  • Ur-Ninurta (Q2622811)
  • Counsels of Wisdom (Q30681078)
  • A balbale to Inana (Q137506645)
  • Sumerian temple hymns (Q137506392)
  • Hymn to Inana (Q137454369)
  • The Exaltation of Inanna (Q105794259)
  • A tigi to Inana (Q138010650)
  • A hymn to Inana as Ninegala (Q138010641)
  • Counsels of Wisdom (Q30681078)
  • Cuneiform Tablet HS 1360 (Q119968827)
  • OB catalogue in the Louvre (L) (Q138027342)
  • roller seal (sello) (Q137505110); Asian seal (Q3850202); seal material (Q11409101); scarification (Q570784); African scarification (Q113485243); tattooing (Q43006).

Footnotes

  1. Ces citations abrégées en exposant, comme Sz ou Sz33, sont une construction « maison » faites d’une combinaison d’initiales, parfois suivies d’un chiffre qui correspond à la page du document où se trouve l’information. Par exemple, Sz est la clé qui permet de trouver la référence de Szilvia Sövegjártó dans la bibliographie finale. Sz33 indique que l’information se trouve à la page 33 de cette référence. Cette technique est un mélange du style auteur-date (puisqu’on peut deviner la source par sa clé), du style numéroté (discret et donc n’encombrant pas la lecture) et du style note de bas de page/fin de document (exposant discret là aussi).↩︎

  2. La technique de recherche de documents nommée snowballing consiste à extraire des informations-clés à partir d’un document pertinent : mots-clés sujets, bibliographies et citations, auteurs, revue, etc. Le document pertinent est parfois appelé la «perle» avec la même idée de faire grossir son ensemble de documents en le travaillant et en tournant autour… oui, les bibliothécaires sont des poètes.ses.↩︎

  3. Colophon : les notes du scribe vers la fin du texte.↩︎

  4. Un processus semblable pourrait avoir eu lieu dans la Chine ancienne (Zhang).↩︎

  5. Dans Uruk List of Kings and Sages.↩︎